05/02/2008

Sarko a fui comme la peste un nouveau référendum populaire

*Congrès de Versailles : *
*Attac condamne le passage en force du traité de Lisbonne approuvé
aujourd’hui par les parlementaires*

http://www.france.attac.org/spip.php?article8196

Les parlementaires viennent aujourd’hui en congrès de voter la
modification de la constitution préalable à la ratification du traité de
Lisbonne. Ainsi ils ont validé la forfaiture présidentielle consistant à
imposer au peuple français le traité rejeté par celui-ci en 2005. Il
s’agit là d’un des plus graves coups portés à la démocratie dans notre
pays, avec la complicité de la plupart des députés et sénateurs. Ceux-ci
avaient pourtant la possibilité de bloquer le processus et d’imposer un
référendum au président de la République : ils ne l’ont pas fait,
invoquant des raisons aussi fallacieuses les unes que les autres !

Attac tient cependant à saluer les parlementaires qui, à Versailles,
bravant parfois les consignes de leurs directions, et quelle que soit
leur opinion sur le contenu du traité, ont refusé de cautionner ce déni
de démocratie et souhaité redonner la parole au peuple souverain. De
même, nous nous félicitons de la forte mobilisation populaire qui s’est
déroulée aujourd’hui à Versailles lors du Congrès, ou plus de 1 000
personnes étaient rassemblées. Celle-ci est une preuve que les
citoyennes et les citoyens n’ont pas renoncé à faire entendre leur voix.
Elle confirme, avec les centaines de réunions publiques qui ont eu lieu
ces derniers mois, l’intérêt que portent toujours les citoyennes et les
citoyens à la question européenne.

Ce qui s’est passé en France va hélas se reproduire dans la plupart des
États de l’Union européenne, puisque l’ensemble des dirigeants se sont
entendus pour faire passer ce texte au pas de charge sans jamais
demander son avis au peuple. Seule l’Irlande aura droit à un référendum,
par obligation constitutionnelle.
Ce processus montre l’échec des élites néolibérales à faire accepter
leur projet par les Européens. À ne plus pouvoir construire l’Europe
néolibérale sans les peuples, on l’a construit contre l’avis qu’ils
expriment dans les urnes. Les procédés anti-démocratiques s’ajoutent les
uns aux autres, absence de consultation populaire, remise en cause des
droits sociaux nationaux par une Cour de justice toute puissante… Cette
dérive mortifère ne pourra perdurer très longtemps. La crise financière,
qui fait des dégâts bien au delà des banques, nous le montre une fois de
plus aujourd’hui : le néolibéralisme doit être dépassé de toute urgence.
C’est pourquoi Attac France et les Attac d’Europe continueront sur ces
sujets à jouer leur rôle de mouvement d’éducation populaire tourné vers
l’action : dénoncer les politiques néolibérales européennes, proposer
des alternatives concrètes, être partie prenante de la construction de
mobilisations sociales européennes. Attac prendra notamment très
rapidement des initiatives pour faire de la présidence française, puis
des élections européennes de 2009, de vrais moments de mobilisations et
de débats. Le Forum Social Européen en septembre 2008 sera également un
moment important pour rassembler toutes les initiatives  citoyennes et
avancer des propositions pour l’Europe que nous voulons.

Attac France,
Versailles, le 4 février 2008



00:12 Écrit par Freddy Dewille dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/02/2008

En France, pour un nouveau Parti, c'est maintenant !

 Nouveau parti, c’est maintenant !

 

Face à une droite et à un Medef musclés, nous avons besoin d’une opposition claire et déterminée. Une opposition dans les luttes et les mobilisations, qui seules empêcheront Sarkozy de « reformater la société française ». Mais nous voulons aussi une gauche qui ne lâche rien, qui n’a pas renoncé à une transformation révolutionnaire de la société. Or, nous constatons que la gauche institutionnelle est incapable de s’opposer au pouvoir. Pas parce qu’elle manquerait de chefs, serait sonnée par la défaite, mais pour des raisons de fond. Le PS est converti en profondeur au libéralisme. Un exemple : le pouvoir d’achat. Pour l’augmenter, c’est normalement simple : exiger l’augmentation des salaires. D’ailleurs, Sarkozy l’a bien compris, pour lui même… Mais des salaires en hausse, c’est des profits en moins... Ce qui est insupportable pour tous les convertis de droite et de gauche à l’acceptation des règles de compétition dans la globalisation capitaliste. C’est cette conversion, accélérée par les multiples passages du PS au pouvoir, qui explique les ralliements : DSK au FMI, les commissions Attali, Lang ou Rocard et la participation de socialistes au gouvernement de Fillon... Ce mouvement vers la droite entraîne une grande partie de la gauche non socialiste mais qui a besoin du PS pour survivre dans le cadre institutionnel actuel. Les Verts et le PCF ne peuvent pas incarner une alternative au social-libéralisme alors même qu’ils s’allient systématiquement au PS pour gérer ensemble des collectivités locales... qui privatisent des services publics !

Et pourtant, dans ce pays, on continue à résister. Des dizaines de milliers d’hommes et de femmes sont disponibles : des jeunes, d’ex-militants de partis politiques écoeurés par l’orientation de la direction de leur ancien parti, des animateurs du mouvement syndical dans les entreprises, des féministes de toutes générations, des antilibéraux qui ne veulent pas dissoudre leurs convictions dans l’alliance avec le social-libéralisme... Sans oublier celles et ceux pour qui, dans toute la diversité de la société française, ce sera le premier engagement.

À tous ceux là, nous proposons de nous unir dans un nouveau parti. Un parti des luttes, pour la rupture avec le capitalisme, pour inventer le socialisme du XXIe siècle, qui sera ancré dans le monde du travail. Un parti qui mêlera l’anticapitalisme, le combat écologique, la lutte pour toutes les émancipations, à commencer par celle des femmes, et qui veut rassembler le meilleur des traditions du mouvement ouvrier sans imposer une histoire, celle du trotskysme, comme marque de fabrique de ce nouveau parti. La LCR vient de décider, à son congrès, de se lancer dans un processus constituant qui implique la dissolution de la LCR. C’est dire notre engagement. Nous aurions pu nous contenter, après le succès de la campagne présidentielle, de gérer notre organisation. Nous avons pris nos responsabilités et nous avons décidé de proposer un parti plus large. On nous demande souvent : mais avec qui vous allez faire ce parti ? Eh bien, avec celles et ceux qui veulent s’engager parce qu’ils sentent l’urgence d’un nouveau parti. Qui peut contester la crise de représentation politique ? Pas étonnant alors qu’il faille un mouvement d’en bas pour bousculer la donne. Y compris à la gauche de la gauche. Mais que l’on se comprenne bien, nous n’avons pas renoncé à interpeller et à engager dans notre démarche des courants nationaux qui partageraient notre projet. C’est vrai, par exemple, de Lutte Ouvrière, des libertaires, des communistes ou des antilibéraux.

À partir de l’adresse de notre congrès ou d’appels locaux, nous vous proposons de nous réunir dans des comités locaux pour agir et discuter ensemble des bases de ce nouveau parti. En s’appuyant sur la campagne municipale qui est le premier moment de discussion politique qui vient. Nous proposons également que ces comités se fixent comme objectif de se réunir nationalement en juin. Pour que soit désigné un comité de pilotage pluraliste et représentatif du mouvement en constitution, qui élaborera des textes de constitution du nouveau parti, afin qu’un congrès fondateur puisse se réunir en fin d’année. Tout ce qui fait la vie d’une force collective militante comme décider de son nom. Ainsi, pourquoi pas des conférences nationales thématiques rassemblant les jeunes, les salariés et les habitants des cités et des quartiers pour également préparer et nourrir ce nouveau parti ? Parallèlement, il s’agira de prendre toutes les initiatives pour oeuvrer à un tel rassemblement en Europe, dans le monde, car à l’heure de la mondialisation, l’internationalisme est plus que jamais à l’ordre du jour. Donc, du pain sur la planche, mais nous n’y arriverons que si nous nous y mettons tous ensemble.

Olivier Besanceno

09:28 Écrit par Freddy Dewille dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/02/2008

Le Congrès de la LCR adopte à une large majorité la stratégie d’un nouveau parti (AFP)

PLAINE-SAINT-DENIS (Seine-Saint-Denis), 27 jan 2008 (AFP) - Le 17e Congrès de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) a adopté samedi soir à une forte majorité de 83% la stratégie défendue par Olivier Besancenot lançant le processus de construction d’un nouveau parti anticapitaliste, a-t-on appris auprès de la direction sortante. Les résolutions défendues par deux courants minoritaires, opposés à la construction d’un parti sous l’égide de la seule LCR, ont obtenu l’une 14%, l’autre 3%. Les 300 délégués, réunis depuis jeudi en Plaine Saint Denis, ont également adopté à une forte majorité de 81,7% un appel qui "initie sans délai le processus constituant" pour aboutir à la fondation du nouveau parti anticapitaliste. Ce parti devrait voir le jour fin 2008 ou début 2009, après la dissolution de la LCR. Alain Krivine, leader historique de la LCR, s’est réjoui de ce vote majoritaire "qui montre que les militants ont compris l’importance de l’enjeu", a-t-il dit à l’AFP à l’issue du vote. L’appel à la construction d’un nouveau parti s’adresse "surtout à celles et ceux qui jusque là n’ont pas trouvé de parti leur donnant envie de s’engager" et aux jeunes qui veulent "résister", selon le texte. Il s’adresse aussi aux "militants socialistes antilibéraux, communistes, Verts qui n’acceptent plus les recentrages et les reniements". L’appel invite aussi "toutes les organisations et courants politiques" - sans toutefois préciser lesquels- à se joindre à cette initiative. Il s’agit de construire "un parti en rupture avec le capitalisme et les institutions de la classe dominante" pour "inventer le socialisme du 21e siècle", ajoute le texte. "Un parti pour préparer un changement radical révolutionnaire de la société, c’est-à-dire la fin du capitalisme", précise-t-il. Des initiatives sont prévues dans les semaines et mois qui viennent pour en jeter les bases : la première étape est la mise en place de "comités d’initiatives pour le nouveau parti anticapitaliste", qui seront formés avec les signataires de l’appel. Une première "réunion nationale de coordination" de ces comités devrait avoir lieu après les municipales, en avril, suivie de trois "conférences nationales" en direction des jeunes, des entreprises, et des quartiers. En juin, une "Assemblée générale" constituante est prévue qui mettra en place "un comité de pilotage" pour préparer le congrès de fondation et discuter du programme, du fonctionnement et de l’orientation du nouveau parti. Le Congrès de la LCR s’achèvera dimanche par l’élection de la nouvelle direction de la Ligue.
Adresse du congrès national de la LCR pour un nouveau parti anticapitaliste.

Voté par une très large majorité du congrès national, cet appel marque le début concret du processus constituant du nouveau parti anticapitaliste que la LCR appelle de ses voeux. Dans les jours qui viennent, partout sur le territoire, les sections de la LCR vont le mettre en oeuvre. Il est temps de "prendre parti"....

Le 6 mai 2007, l’échec de la gauche gouvernementale a laissé le champ libre à la droite la plus réactionnaire incarnée par Sarkozy, l’ami des patrons et des milliardaires. La guerre sociale qu’ils mènent, c’est la violence quotidienne et la répression. Elle s’inscrit dans la mondialisation capitaliste qui voudrait dresser les travailleuses et travailleurs du monde entier les uns contre les autres pour mieux les exploiter. La folle course au profit dans laquelle sont engagés les maîtres du monde menace notre survie même, en pillant et détruisant la planète. Ce système produit régulièrement des crises et ce sont toujours les peuples qui payent la facture. Aux guerres sociales et écologiques s’ajoutent les guerres impérialistes.

La politique de la gauche gouvernementale est impuissante parce qu’elle accepte la logique du profit, de la concurrence et la remise en cause des services publics. Pour mener son offensive en rafale contre la majorité de la population, Sarkozy a le pouvoir, les patrons ont le MEDEF. Et nous, qu’avons-nous d’efficace pour porter les aspirations populaires sur le terrain politique ? Qu’avons-nous pour construire les mobilisations capables d’imposer un autre partage des richesses ?

Il y a urgence à reprendre l’offensive. Ces dernières années s’expriment le mécontentement, la révolte, une nouvelle volonté de résister. L’espoir vient des grandes mobilisations, luttes des salarié-es, de la jeunesse scolarisée ou des quartiers populaires, luttes des “ sans ”… Mais elles restent trop souvent infructueuses, quand un syndicalisme d’accompagnement prend le pas sur un syndicalisme lutte de classe et de transformation sociale.

Il manque cruellement un outil qui aide à la convergence des luttes en un mouvement d’ensemble capable de faire reculer le pouvoir et de changer le rapport de force. L’espoir a aussi besoin d’imaginer qu’un autre monde est possible. Nous sommes nombreuses et nombreux à vouloir cet outil : un parti utile aux mobilisations d’aujourd’hui. Un parti pour préparer un changement radical, révolutionnaire de la société c’est-à-dire la fin du capitalisme, de la propriété privée des principaux moyens de production, du pillage de la planète et de la destruction de la nature.

Nous voulons une société capable de satisfaire les besoins sociaux, débarrassée de toutes les formes d’exploitation et d’oppressions de classe, de genre, d’âge, d’origine. Une société où la démocratie ne s’arrête pas au droit de vote et permette à toutes et tous de décider.

Le congrès national de la LCR s’adresse à toutes celles et tous ceux, individus, équipes militantes, courants politiques, qui veulent se regrouper dans un cadre politique organisé, militant, national et démocratique, un parti tissant des liens internationaux avec les forces qui défendent une telle perspective.

Nous nous adressons
- aux femmes et aux hommes de toutes origines, avec ou sans papiers qui pensent que leurs vies valent plus que les profits ;
- à la jeunesse qui répond « résistance ! » quand on cherche à précariser son avenir ;
- aux militant-es associatifs, syndicalistes, qui agissent au quotidien dans leurs quartiers ou entreprises ;
- aux militantes et militants socialistes, antilibéraux, communistes, verts qui n’acceptent plus les recentrages, les reniements et les demi-mesures ;
- aux militant-es anticapitalistes, révolutionnaires, à toutes les organisations et courants politiques nationaux ou locaux, qui pensent qu’il est temps de se rassembler par delà les divisions anciennes ;
- et surtout à celles et ceux qui jusque là n’ont pas trouvé de parti leur donnant suffisamment envie de s’engager…

Donnons-nous un parti qui s’approprie l’expérience des luttes d’hier et d’aujourd’hui, ouvrières, altermondialistes, internationalistes, écologistes, féministes, antiracistes. Un parti luttant contre l’exploitation, contre toutes les oppressions, les discriminations et pour l’émancipation humaine, individuelle et collective. Construisons un parti internationaliste qui refuse la politique de pillage des pays du Sud et la logique guerrière de la France, de l’Union Européenne et des Etats-Unis. Un parti indépendant, qui à l’inverse notamment du Parti Socialiste, refuse de cogérer ce système. Un parti en rupture avec le capitalisme et les institutions de la classe dominante. Un parti démocratique dont le projet permette à la population elle-même de diriger ses mobilisations pour demain être en mesure de diriger la marche de la société et de l’économie. Donnons-nous un parti pour inventer le socialisme du XXIe siècle.

Par cette adresse, nous voulons initier sans délai un processus constituant qui aboutisse à la fondation d’un nouveau parti anticapitaliste.

Dans les entreprises, sur les lieux de travail et d’étude, les quartiers, à tous les échelons, local, régional, national, l’heure est maintenant à nous organiser ensemble dans des comités d’initiative pour prendre en main la construction de cet outil collectif. Ces comités auront à se fédérer à tous les niveaux par ville, par département, par secteur, nationalement. Ils auront à prendre en charge tant leurs activités et interventions politiques que les discussions et initiatives visant à créer une réelle dynamique collective.

A partir des premiers bilans, forums locaux et rencontres nationales permettront d’élaborer un mode de fonctionnement démocratique, respectant la diversité des opinions et des parcours, d’ouvrir les travaux préparatoires au congrès de fondation du nouveau parti.

Ce parti appartiendra à toutes celles et ceux qui s’y engageront. C’est maintenant à celles et ceux qui veulent « prendre parti » de décider ensemble, de construire ensemble 

21:39 Écrit par Freddy Dewille dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |