19/12/2008

Changement climatique : quatre vérités dérangeantes

Nous parlons de réchauffement global. Actuellement il est de près d'un degré supérieur au début de l'ère industrielle et s'il prend un degré supplémentaire, une très écrasante partie des scientifiques s'accordent pour prédire un enchaînement de conséquences dont nos sociétés ne se remettraient pas.

Ces variations de température ne sont pas à mettre en lien avec nos micro-climats sur notre latitude. Je suis atterré de lire la réponse de F. Leens. Une telle ignorance me désespère encore plus que ce type d'article paru cette semaine dont je vous laisse le déplaisir de découvrir la teneur.

Changement climatique : quatre vérités dérangeantes

14 décembre 2008

Les scientifiques interrogés par Gwynne Dyer en sont maintenant convaincus. Les objectifs définis par le GIEC sont obsolètes. Le réchauffement est plus rapide que .prévu, mais pire encore, passé un certain point, des boucles de rétroactions vont se déclencher, et le processus échappera à notre contrôle. Si le réchauffement atmosphérique s'emballe, sur terre, la situation deviendra incontrôlable. Les Etats faillis, la famine, les guerres, les exodes massifs vont se multiplier. Dans ces conditions, la mise en œuvre de politiques internationales de réduction des émissions n'aurait plus aucune chance de succès. Combien de temps nous reste-il ? Trop peu pour réduire les émissions avant de dépasser les limites dangereuses. Voilà résumées les conclusions que tire Dyer de la série d'entretiens qu'il vient de réaliser à travers le monde avec des scientifiques, des militaires et des politiques.


Par Gwynne Dyer, Japan Times, 7 décembre 2008

Voilà à peu près deux ans de cela, j'ai pris conscience que les militaires de divers pays avaient commencé à élaborer des scénarios sur les changements climatiques. Des scénarios qui se basaient sur les travaux des scientifiques prévoyant une hausse des températures, la baisse du rendement de l'agriculture et d'autres conséquences, et examinaient leurs implications politique et stratégiques.

Ces scénarios prédisaient la multiplication des États faillis en raison de l'incapacité des gouvernements à nourrir leur population, des vagues de réfugiés climatiques aux frontières des pays plus fortunés, et même des guerres entre pays qui partagent les mêmes cours d'eau.

J'ai alors commencé à interroger tous ceux que je pouvais rencontrer. Non seulement des responsables militaires, mais aussi des scientifiques, des diplomates et des hommes politiques. Dix huit mois plus tard, après environ 70 entretiens, réalisés dans une douzaine de pays, j'en suis arrivé à quatre conclusions que j'étais loin d'anticiper lorsque j'ai entamé ce travail :

• Les scientifiques ont vraiment peur

Les observations au cours des deux ou trois dernières années, leur donnent à penser que tout se déroule beaucoup plus rapidement que ne le prévoyaient leurs modèles climatiques. Mais ils sont face à un dilemme. Au cours de la dernière décennie, ils ont dû lutter contre une campagne fort bien financée qui visait à semer le doute sur la réalité des changements climatiques.

Aujourd'hui, les peuples et leurs gouvernements sont à l'écoute. Même aux États-Unis, le quartier général du déni des changements climatiques, 85% de la population voit cette question comme un problème majeur, et les deux candidats à l'élection présidentielle ont promis durant la campagne des réductions de 80% des émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050.

Les scientifiques sont réticents, on le comprend, à annoncer publiquement que leurs prévisions étaient fausses, que la situation est vraiment bien pire et que les objectifs devront être révisés. La plupart d'entre eux attendent de disposer d'une preuve incontestable montrant que le changement climatique intervient plus rapidement que prévu, même si en privé, ils s'affirment convaincus que c'est bien le cas.

De ce fait, les gouvernements, bien qu'ayant enfin pris conscience du danger, continuent de viser des objectifs de réduction des émissions obsolètes. Pour éviter l'emballement du réchauffement de la planète, le véritable objectif requis serait probablement une réduction de 80% des émissions d'ici à 2030, et la quasi disparition de l'usage des combustibles fossiles (charbon, gaz et pétrole) d'ici à 2050.

• Les militaires ont raison

L'alimentation est la question clé, et la situation de l'offre alimentaire mondiale est déjà très tendue. Nous avons consommé environ les deux tiers des réserves mondiales de céréales au cours des cinq dernières années, et ne disposons plus que d'environ 50 jours de stock. Même un seul degré d'augmentation de la température moyenne de la planète se traduirait par une diminution de la production alimentaire dans presque tous les pays qui sont plus proches de l'équateur que des pôles, et qui abritent la quasi-totalité des greniers à blé de la planète.

Pour cette raison, le marché international des céréales va disparaître par manque de marchandises. Les pays qui ne pourront plus nourrir leur population ne seront pas en mesure de se procurer le nécessaire pour se sortir d'affaire en important leurs céréales, même s'ils disposent de l'argent pour ce faire.

Les réfugiés affamés se répandront à travers les frontières, des nations entières vont s'effondrer dans l'anarchie - et certains pays pourraient être tentés de s'accaparer les terres ou l'eau de leurs voisins.

Ce sont là les scénarios que le Pentagone et d'autres états-majors étudient aujourd'hui. Ils pourraient commencer à se concrétiser aussi rapidement que d'ici 15 à 20 ans. Si ce type de désordre se répand, il n'y aura que peu de chances de conclure ou de maintenir des accords mondiaux pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et éviter la poursuite du réchauffement de la planète.

• Il existe un point de non-retour au-delà duquel le réchauffement devient inéluctable

Nous sommes probablement en route pour le dépasser. Ce point de bascule, c'est celui où le réchauffement d'origine anthropique (d'origine humaine) déclenche une libération massive de dioxyde de carbone des océans dont la température s'élève, ou des rejets de dioxyde de carbone et de méthane provoqués par la fonte du pergélisol, ou les deux phénomènes ensemble. La plupart des climatologues pensent que ce point se situe légèrement au dessus des 2° de réchauffement.

Un fois ce point dépassé, l'humanité perdra le contrôle : la réduction de nos émissions pourrait ne pas parvenir à arrêter le réchauffement de la planète. Cependant, nous allons presque certainement outrepasser la date limite. Nous ne pouvons pas retrouver les 10 années qui ont été perdues, et au moment où un nouvel accord remplaçant celui de Kyoto sera négocié et mis en oeuvre, il ne restera probablement pas assez de temps pour arrêter le réchauffement avant d'avoir atteint le point limite à ne pas franchir.

• Nous devrons tricher

Au cours des deux dernières années, plusieurs scientifiques ont proposé plusieurs techniques de « géo-ingénierie » destinées à combattre la hausse de température. On pourrait par exemple répandre dans la stratosphère une sorte d'écran chimique temporaire de protection solaire par l'ensemencement avec des particules de soufre. Nous pourrions également épaissir artificiellement les nuages maritimes de basse altitude pour qu'ils reflètent plus la lumière du soleil. Ce ne sont pas des solutions permanentes ; tout au plus des moyens de gagner un peu de temps pour réduire nos émissions sans provoquer l'emballement du réchauffement.

La situation devient très grave, et nous allons probablement assister aux premières expérimentations avec ces techniques dans un délai de cinq ans. Il existe une possibilité de trouver l'issue de cette crise, mais elle n'est pas aisée et il n'y a aucune garantie de succès.

Comme le dit l'histoire de l'Irlandais face à un voyageur égaré : Pour aller là, Monsieur, moi je ne serais pas parti d'ici.

Gwynne Dyer est journaliste indépendant et historien, spécialiste des questions militaires.

14:35 Écrit par Freddy Dewille dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/12/2008

CONFERENCE-DEBAT sur la « crise financière »

Le capitalisme a prouvé ses limites : liquidons- le !

Nous vous proposons de venir en discuter avec nous :

 

Le Mercredi 17 Décembre à 19h30

Dans les locaux de « Notre Maison », 167 Bd Tirou (1er étage)

à Charleroi avec

CONFERENCE-DEBAT sur la « crise financière »

Olivier BONFOND, économiste-LCR – Belgique

Séverine DUVAL -LCR –France, active dans la construction du NPA

Entrée gratuite

Qu’aurez-vous comme cadeau sous le sapin cette année ?

Que des épines !

Par contre, le père Noël est passé très tôt cette année, mais pas pour tout le monde ! Il a été très généreux : les actionnaires, les banquiers, eux, sont déjà servis ; ils en ont eu des cadeaux par milliers, par milliards (d’euros).

 

A qui profite la crise ?

Certainement pas à nous. La majorité des gens doivent se battre tous les jours pour boucler leur fin de mois, régler leurs factures de chauffage, payer le loyer, les frais de santé, les prêts à rembourser, …

Pendant ce temps, beaucoup d’entreprises belges, les gros

actionnaires continuent à faire de substantiels profits. Les managers licenciés avec « parachutes » se dorent la pilule au soleil et s’enrichissent encore.

Si leur pouvoir d’achat est assuré, qu’en est-il du nôtre ?

Ce gouvernement, qui n’a soi disant pas d’argent pour augmenter notre pouvoir d’achat et pour sauver le climat, a pourtant, en quelques heures, trouvé des milliards d’euros pour sauver les banquiers.

Cette crise n’est pas la nôtre.

On veut nous faire croire à nous, Travailleurs, Sans emploi, Sans papiers, que les temps sont durs, qu’il faut se serrer les coudes, faire des efforts.

Mais la crise devient un prétexte pour licencier

Et cette cogestion par les socialistes du système capitaliste provoque des ravages dans la population. Nous, nous ne pouvons compter que sur notre propre force organisée, comme le montrent par exemple les travailleurs des grandes surfaces(Carrefour, Ikea).

, freiner, bloquer la hausse du pouvoir d’achat, nos salaires,… Les ministres socialistes se sont empressés de suivre Reynders et Leterme montrant enfin aux capitalistes qu’ils servent à quelque chose. Quelques nuits de travail après plusieurs mois d’inertie. Mais pour défendre les travailleurs… ils sont aux abonnés absents ! Et quand on voit leur contribution aux budgets de crise, tant fédéral que régional, cela ne mérite pas des félicitations.

Un autre monde est possible

Ensemble, organisés, nous pouvons apporter nos solutions :

- une revalorisation de toutes les allocations sociales : les pensions, le chômage, l’invalidité, le revenu d’intégration, ainsi qu’une augmentation de nos salaires

- des emplois stables et rémunérés dignement

- des logements en suffisance pour celles et ceux qui en ont besoin

- nationalisation des banques et de l’énergie, sans indemnité ni rachat, pour une économie au service de la population

- un plan efficace et appliqué contre la fraude fiscale et un impôt sur les grosses fortunes

- une régularisation des sans papiers, combinée avec une annulation de la dette des pays du Tiers Monde.

Comment faire ?

Il nous faut quelque chose de neuf pour faire entendre la voix des travailleurs.

Il nous faut construire un nouveau parti anticapitaliste (NPA).

Au service de ce projet socialiste, écologiste, féministe. Au service des gens

(Nouveau Parti Anticapitaliste) dans le Nord de la France

 

 

01:18 Écrit par Freddy Dewille dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |